Mairie de Labarthe sur Lèze : Avenue du Lauragais 31860 Labarthe sur Lèze tel.05 62 11 62 60 E-mail : mairie@labarthesurleze.com 
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 L’HISTOIRE de LABARTHE sur LEZE   La commune de Labarthe sur Lèze est située au sud de Toulouse chef lieu du département de la Haute Garonne ; dix-neuf kilomètres la séparent du centre de cette grande ville devenue métropole régionale. Durant plus de deux siècles elle a appartenu au canton de Muret, présentement elle est comprise dans les limites du nouveau canton de Portet sur Garonne.  Son assise territoriale d'une superficie de 1045 hectares s'étend dans la plaine uniforme de la basse Lèze. Seule sa bordure à l'ouest est marquée par une plissure en forme de marche-pied appelée la côte du "Margot" ; cette faible dénivellation hisse les dernières terres au couchant à hauteur de la terrasse de Villate, laquelle se prolonge en direction de Muret et de Saubens jusqu'aux contreforts qui dominent la rive droite de la Garonne.  Sa forme est allongée dans l’axe nord-sud. La ligne médiane entre ces deux points mesure 50 kilomètres environ ; un peu moins de 3 kilomètres séparent les limites latérales. Longitudinalement, elle est traversée par la Lèze, rivière qui prend sa source dans le massif ariégeois du Plantaurel et se jette dans l’Ariège à l’extrême limite nord-est de la commune.   Redressée au XIXème siècle, la partie terminale du cours de la rivière s’est installée dans un lit immuable  creusé en forme de berceau dans la "balme" rocheuse résistant à l’érosion.  Trois voies de communication routière assurent un trafic intense. La route départementale N° 4 qui relie  Toulouse et Foix par la vallée de la Lèze épouse un tracé parallèle à la rivière. Celui de la route départementale N° 19 qui relie Villefranche de Lauraguais à Muret et se prolonge jusqu'à l'Isle Jourdain emprunte le cœur de l'agglomération.   Plus à l'écart,  la route nationale N° 20 dotée de quatre voies permet une liaison rapide  entre Toulouse et  Foix. L'itinéraire de ce grand axe routier est couplé par une voie de chemin de fer qui assure la  desserte des agglomérations situées  tout au long du trajet qui relie Toulouse à la haute Ariège.   Les terres sont ici de nature et de qualités différentes. Celles qui environnent la rivière tout au long de son cours sont constituées de calcaire, d’argile et de sable dans des proportions bien équilibrées et enrichies par les alluvions. On est  dans le « terrefort de la Lèze » difficile à travailler en période humide, mais résistant à la sécheresse et de très bon rendement. Celles sises à l’ouest nord-ouest, ont une consistance différente ; de composition silico-argileuse, elles sont appelées les "boulbènes". Terres acides, elles pâtissent de la présence 
en leur sous-sol d’une couche compacte d’épaisseur variable communément appelée le « grep ».  Des siècles durant, la commune de Labarthe sur Lèze s'est trouvée comprise dans le tissu rural qui caractérisait la campagne Toulousaine autour de la ville. Le chiffre de sa population à vocation paysanne se  maintenait entre 500 et 600 habitants. En quelques rares circonstances cette régularité démographique s'est trouvée sensiblement modifiée, soit par les guerres ou les épidémies, le plus souvent par des phénomènes migratoires.  Jusqu’aux toutes dernières décennies, l'habitat local n’a jamais été uniformément aggloméré. Le Fort et le Pla situés de part et d'autre de l'église ont toujours représenté deux pôles principaux ; densément bâtis ils constituent le cœur du village ; quelques maisons laissant entre elles de larges espaces, occupaient les abords de ce noyau central. Seuls, les très anciens hameaux de Labarthette et de Ponchou constituent encore deux importants moulons de maisons jointives.   Avant que la commune ne s'urbanise l’habitat des écarts comprenait de nombreuses fermes ou métairies ainsi que quelques maisons de maître. Pour le plus grand nombre, la superficie de ces exploitations variait entre dix et quinze hectares voués à la polyculture. A peine quatre à cinq domaines d'importance moyenne réunissaient pour chacun d'eux des contenances comprises entre soixante dix et cent hectares.   C’est à partir des années 60 que Labarthe a connu dans d’assez fortes proportions la première vague migratoire issue de la ville toute proche.  Elle se poursuit présentement au rythme de la mise en place de structures d’accueil nécessaires à une meilleure qualité de vie et la vigilance des élus contribue à ce qu’il n’y ait pas de discordance dans ce domaine.  SES ORIGINES  Bartha : mot prélatin signifiant petit bois, hallier. Labarthe doit son nom à la vaste forêt qui à une époque fort lointaine recouvrait la quasi-totalité de son territoire.  Des travaux de terrassements effectués sur les terres de Labarthette en 1980 ont soulevé une multitude de tessons de poterie dont certains sont des morceaux d'amphores façonnés avec de l'argile rouge Ces mêmes travaux ont mis au jour une portion de chemin confectionnée avec de gros galets assemblés à plat ainsi qu'un pan de mur portant dans la partie basse deux ouvertures  semi circulaire   Des échantillons recueillis sur le site il résulte que ces éclats courbes sont des morceaux d’amphores datant de l’époque gallo-romaineCe fertile secteur de la commune voisinant la rivière a bien supporté l’implantation d’un vaste domaine rural ; l’étendue des surfaces sur lesquelles on retrouve ces vestiges, témoigne du type d’habitat bien connu appelé la " villa ". 
L'évêque Germier résidant à Ox près de Muret est à l'origine de la création de la paroisse de la Barthe au VIIème siècle. Durant trente six années d’épiscopat, Germier va s'employer à la fondation d'églises, de chapelles et de monastères autour de Muret.;   multipliant les actions charitables il y fait figure d’évêque aumônier  Devenu saint proclamé par la Vox populi, il crée des communautés et des tables orientées vers les secours destinés aux pauvres.  Les Labarthais qui vouent un grand culte à Saint-Germier fondent une Table qui porte son nom. Dotée d’un legs dès son origine, elle détient un patrimoine composé de plusieurs parcelles de terre dans la paroisse ; les revenus de celles-ci sont destinés à des actions charitables au profit de ceux  touchés par les rudes coups du sort, tel la famine, la peste et bien d’autres encore. Cette fondation et ses biens portent le nom de la "Table  du corps de Monseigneur  Saint-Germier ; son existence apparaît dans les plus anciens compoix et livres terriers établis sous la féodalité et l’Ancien Régime.    L'ANCIEN REGIME             A l’orée de la féodalité il ne s’est pas dégagé  une unique et forte "maison de la Barthe"  susceptible de couvrir avec sa lignée les quelques huit siècles qui précèdent la Révolution. Le seigneur résidant, tout puissant avec son château fort entouré de ses terres, n’a pas existé ici. Par contre, durant près de sept siècles, de puissantes familles tel les Clarmont, les Ysalguier, les Rochechouart et les Buisson de Beauteville vont se transmettre par vente ou  héritage la seigneurie locale.   Dépourvue de toute défense naturelle, la communauté de Labarthe va s’orienter dès le XIème siècle vers ses voisins les comtes de Clermont. Par leur position sur ce haut lieu difficilement accessible, ils peuvent assurer la surveillance et la protection des gens de la plaine devenus très vulnérables. De cet important acte de recommandation, on retiendra qu’il devait placer les paroisses de Labarthe et de Clermont dans le même consulat, bénéficiant des mêmes franchises et coutumes et assujetties aux mêmes devoirs. Si cette charte est perdue, on sait néanmoins qu’elle a existé. De nombreux actes postérieurs s’y réfèrent ; ils invoquent " les concessions, privilèges et droits divers consentis par les nobles et puissants seigneurs dudit lieu de la Barthe à leurs humbles et fidèles sujets, vassaux et manants ".  Les seigneurs de Clarmont vont ainsi exercer leurs droits sur Labarthe jusqu'au terme du XIVème siècleBernard de Clarmont sera le dernier représentant de cette puissante famille Le 24 août 1370, son tuteur Jacques Amelli, prieur de Saint-Antoine-de-Lézat à Toulouse avait souscrit en son nom un contrat de "lauzime avec la Barthe".  Par cet acte d’inféodation les nouveaux tenanciers "reconnaissent et confessent tenir du fief et de la directe domination du seigneur dudit lieu de la Barthe, des maisons et des terres pour lesquelles ils s’engagent à payer des censives".  Après la mort de Bernard de Clarmont de nombreux héritiers vont se répartir à parts inégales la masse des biens appartenant à ce seigneur dépourvu de postérité. Cette situation aura pour effet la création d'une multiple coseigneurie dans laquelle se retrouvent les Ysalguier, les Saint-Félix, les Comihan, les Curti, les Gramont, les Rigaud, les Motlandier. Seuls les Ysalguier présents dans ce regroupement de familles vont accroître considérablement leur fortune et supplanter progressivement les autres en achetant leur part.   Au siècle suivantc'est Odet le plus opulent des Ysalguier qui ramène tous les biens de Labarthe dans la branche de Clermont reconstituéeLa présence des Ysalguier va être marquée par une intense culture du pastel ; au XVIème siècle trois moulins pasteliers sont dénombrés dans le consulat de Labarthe. Le contenu de l'acte de fondation de la rectorie établi le 30 juillet 1551 par les vicaires généraux Antoine Sabonères et Vital de Thèbe rappelle une population qui s'était alors fortement accrue au XVIème siècle" ...l'église Saint André de la Barthe au diocèse de Toulouse laquelle dans le ressort de cette même église  et de son dimayre a vu grossir et augmenter si grandement la foule depuis un certain temps-". Forte de ce peuplement soudainla communauté de Labarthe s'était détachée la même année du consulat commun qu'elle formait avec Clermont.                                                 Le mariage de Marie Ysalguier avec Jean Jacques de Rochechouart le 20 août 1564 est à l'origine de la transmission de l'entière seigneurie de Labarthe à son épouxElle restera dans cette illustre famille pendant six générations.  En 1784, François Charles de Rochechouart avait procédé à la vente de tous ses biens au profit de Pierre Buisson de Beauteville. La fonction du dernier seigneur de Labarthe sera bien éphémère ; elle ne durera que cinq années.  La Révolution  survenue en 1789 va mettre un terme aux privilèges dont pouvait se prévaloir la noblesse sous l'Ancien Régime. Inscrit dans la liste des nobles émigrés, P. Buisson de Beauteville sera traité en conséquence. Placés sous séquestre, tous ses biens de Labarthe comportant six métairies, deux maisons et le moulin sur la Lèz seront vendus comme biens nationaux le 14 thermidor an II.  LA REVOLUTION  La prise en charge de l'administration municipale par des citoyens élus en 1790 constitue un évènement qui ne manque pas d'importance. Maintenant confrontés à l'instauration de cet ordre nouveau les paysans vont devoir se prendre en charge ; c'est  avec la sagesse qui les caractérise qu'ils vont assumer cette fonction. Les élus de la commune resteront prudents et n'hésiteront pas à manifester des réticences lors de décisions prises par le directoire du District de Muret ; ils ne manqueront point de s'élever contre les mesures de réquisitions qui touchent leur récolte.   Après le 9 thermidor an II,  la population de Labarthe deviendra hostile à la politique inégalitaire du Directoire elle cautionnera unanimement le mouvement insurrectionnel qui se prépare dans tous les villages environnants. Embrigadés par les forces royalistes, cinquante neuf hommes de la commune vont participer du 7 au 14 août 1799 à l'occupation de la ville de Muret. Survenu au terme du XVIIIème siècle, cet épisode est émaillé de péripéties qui n'ont pas manqué d'ampleur. LE XIXème siècle  Pendant la Révolution, ainsi que sous le Premier Empire, le chiffre de la population n'a jamais dépassé 420 habitants. Il va soudain s'accroître vers 1850 ; la même année il atteint 610 habitants. Durant deux décennies 
la commune va bénéficier des retombées économiques dues à cet accroissement démographique. Elle est à ce moment dotée d'une perception des impôts et deux foires annuelles sont organisées   Au fil des années de substantiels aménagements ont été apportés à la première école publique ouverte aux garçons en 1793 ;  en 1864, le maire J.F. Mazel crée avec ses propres deniers une école libre destinée à des filles.   Prétextant la vétusté et l'insécurité que présente le vieil édifice religieux bâti au XIIIème siècle, la municipalité Dardignac  fait construire une nouvelle église ; elle ouvrira ses portes aux fidèles en 1897.   En 1899, la commune de Labarthe se dote enfin  d'un groupe scolaire digne de ce nom ; il  comporte  deux classes mixtes et un logement pour les maîtres  LE XXème SIECLE   A l'image de toutes les communes rurales de la région, Labarthe va connaître une longue crise de dépeuplement. Cette période amorcée vers 1870 coïncide avec la construction et la mise en service des voies ferroviaires dans le pays. Le développement de ce moyen de transport en direction de Toulouse, et autres villes, est à l'origine de c'est exode rural sans précédent. Labarthe, les chiffres les plus bas sont atteints au seuil de la guerre 14/18 ; en 1911 on ne compte 502 habitants pour 137 ménages.  En 57 années la commune a donc perdu 103 habitants et enregistré une baisse de la population de l'ordre de 17,2 %. C'est dans la couche laborieuse des hommes de peine employés aux seuls travaux saisonniers que l'on relève le solde négatif relevé ci-dessus. Durant la période concernée, 24 journaliers ou brassiers ont quitté la commune avec leur famille.   La perte de 18 hommes durant la guerre 14/18 va encore accentuer la baisse du chiffre de la population ; en 1920 on dénombre 485 habitants. La venue de 8 à 10 familles de travailleurs italiens vers 1930 va partiellement combler cdéficit démographique ; grâce à cette appréciable main d'œuvre d'appoint, l'activité agricole va se poursuivre normalement.   A la guerre 39-40 succèdent cinq années d'occupation durant lesquelles douze jeunes hommes de la commune vont être maintenus en captivité dans les stalags allemands. Une nouvelle fois quelques exploitations agricoles sont privées des meilleurs bras.  Avec la paix retrouvée, la ville de Toulouse va redevenir très attractive. Ses industries, ses commerces, ses administrations ouvrent des portes aux emplois de toute nature. Encore exclus de la Sécurité Sociale, nombreux sont les petits exploitants agricoles qui vont aller quérir à la ville  l'embauche de leur choix. Ils maintiennent leur résidence dans le village et effectuent le trajet qui les conduit à leur lieu de travail à vélo, à motocyclette ou avec le train.  C'est à partir de 1965 que va s'inverser le phénomène migratoire qui conduisait jusqu'alors les gens de la campagne vers la ville. Le coût des terrains nettement inférieur à celui pratiqué dans les communes sises aux portes de la ville a tenté les premiers demandeurs d'un permis de construire dans la commune. Favorisée par la mise en place des équipements nécessaires, cette tendance allait ainsi se poursuivre au fil des années.  Présentement dotée de solides infrastructures, la commune intègre des projets de lotissements dans les zones prescrites à cet effet dans le plan d'occupation des sols.  Le chiffre de la population en 1953 est le plus bas enregistré au XXème siècle ; on avait dénombré 450 habitants la même année. Au dernier recensement effectué en 2006 on a dénombré 4835 habitants. Soit, en 56 années, une progression de 1074 %.